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1ère semaine : le logement

BANNIERE V11

Durant la campagne électorale fédérale, QuartierHochelaga.com s’associe avec François Dagniers, du groupe Facebook Hochelaga MON quartier, pour poser «La question de la semaine» (LQS). Le concept? Une question par semaine aux candidats de notre circonscription*. 11 questions pour 11 thèmes différents . Vous êtes invités à vous joindre à la discussion qui se tiendra sur le groupe après chaque publication.

Pour marquer cette première semaine, nous plongeons dans le vif du sujet en questionnant les candidats sur les enjeux en matière de logement, qui semblent interpeller une grande quantité d’Hochelagais. Les deux aspirants députés ainsi que la députée sortante ont fourni des réponses étoffées et riches en contenu. Si chacun d’eux dénonce le sous-financement du gouvernement fédéral dans les programmes de logements sociaux, la stratégie pour répondre au problème diffère légèrement d’un candidat à l’autre.
À vous de juger!
QUESTION: Quels sont les enjeux du gouvernement fédéral en matière de logement? Quelles devraient être les solutions aux problèmes que vous soulevez?

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«Avec l’emploi, le logement est l’un des facteurs essentiels d’intégration sociale.» Simon Marchand
SIMON MARCHAND
Bloc québécois
Avec l’emploi, le logement est l’un des facteurs essentiels d’intégration sociale. Ici, trois aspects retiennent mon attention:

  • Le financement pour la création de nouveaux logements sociaux;
  • L’entretien et la rénovation du parc de logement social existant;
  • La création et le soutien à des projets plus spécialisés d’aide aux personnes en situation d’itinérance – parce que les besoins ne sont pas les mêmes pour tout le monde.

Au Québec, pas moins de 125 500 logements sociaux vont perdre, au cours des prochaines années, leurs subventions du gouvernement fédéral. Ce qui entraînera des conséquences majeures, dont des augmentations importantes de loyer pour de très nombreux locataires. La fin des subventions fédérales touchera ainsi près de 85 % du parc de logements sociaux du Québec, actuellement gérés par le gouvernement du Québec via la Société d’habitation du Québec (SHQ) ou qui reçoivent leurs subventions directement de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL). De plus, la fin des subventions fédérales coïncidera avec la fin de vie utile de nombreux immeubles à logements sociaux, qui devront entreprendre des rénovations majeures dans les années qui viennent.
Nous exigeons donc du gouvernement fédéral un réinvestissement massif en matière de logement pour l’entretien et la rénovation du parc de logements sociaux existant, de constructions de nouveaux logements sociaux, ainsi que le maintien des subventions mais aussi le respect du modèle québécois de lutte à l’itinérance. Le Bloc Québécois va se tenir debout pour récupérer notre part et défendre les intérêts du Québec. Si je suis élu député, je ferai de cet enjeu collectif une priorité de mon mandat.

 

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«Pour bâtir une société juste, nous nous engageons à investir dans le logement abordable.» Marwah Rizqy
MARWAH RIZQY 
Parti libéral du Canada
Au Québec, on estime qu’il y a près de 40 000 ménages qui sont présentement sur une liste d’attente pour l’obtention d’un logement social, dont un grand nombre ici dans Hochelaga. Le logement social est l’une de mes premières priorités et je veillerai avec mes collègues du PLC à concevoir et mettre en place une stratégie fédérale globale à long terme pour répondre à la problématique du logement et de l’itinérance, notamment par :

  • Le renouvellement des ententes existantes en matière de logement social avant leur date d’expiration et en maintenant ou augmentant le niveau d’investissement prévu dans ces ententes;
  • De nouveaux investissements dans le logement supervisé pour favoriser l’insertion sociale, l’autonomie et la sécurité des itinérants, des personnes âgées, des jeunes, des nouveaux arrivants, des autochtones vivant en milieu urbain, des personnes fuyant la violence conjugale, des prostitué(e)s et des personnes ayant des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale;
  • Des stratégies pour encourager la construction de nouvelles unités à prix abordable.

Pour ce faire, nous comptons nous appuyer sur l’expertise des organismes à but non lucratif d’Hochelaga, des promoteurs, des résidents de logements sociaux et des itinérants eux-mêmes pour créer des solutions adaptées aux besoins. Nous nous assurerons de lier les fonds fédéraux à des objectifs et à des délais clairement établis, et de superviser les progrès de façon très serrée, afin que chaque dollar soit investi judicieusement.
La Ville de Montréal, le Gouvernement du Québec et les nombreux organismes communautaires d’Hochelaga ont besoin d’un partenaire solide au gouvernement fédéral pour offrir à tous un logement et l’aide dont ils ont besoin. J’aimerais poursuivre la conversation avec vous sur la question du logement abordable et de l’itinérance dans Hochelaga, et je vous invite à m’écrire à ce sujet.
 

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«Le Canada demeure le seul pays de l’OCDE sans stratégie en matière de logement.» Marjolaine Boutin-Sweet
MARJOLAINE BOUTIN-SWEET 
Nouveau Parti démocratique
Depuis 25 ans, sous les gouvernements libéraux et conservateurs, l’investissement fédéral pour le logement a chuté de plus de 46%, de telle sorte qu’un logement sûr, adéquat et abordable est hors de portée de bien des familles. Chaque soir, 35 000 personnes sont sans abri et l’attente pour des habitations à loyer modique peut aller jusqu’à neuf ans. Le Canada demeure également le seul pays de l’OCDE sans stratégie en matière de logement.
Mis en place dans les années 1970 par le gouvernement fédéral, le financement du logement social est en voie de disparaître au Canada. Le non-renouvellement des accords pourrait avoir de graves conséquences pour des ménages à faible revenu. Dans certains cas, les loyers pourraient augmenter de 200$, 300$ par mois, voire plus. Cette situation poussera de nombreuses personnes vers une plus grande précarité.
Si rien n’est fait, d’ici 2018, 116 000 logements sociaux de plus cesseront d’être soutenus par le gouvernement fédéral, soit 21 500 logements, juste au Québec. D’ici 2040, les dépenses fédérales en logement seront de 0$ ! Il n’est pas normal que des gens doivent choisir entre payer leur loyer ou payer leur épicerie.
À titre de porte-parole de l’Opposition officielle en matière de logement, j’ai notamment :

  • Réclamé le renouvellement du financement du logement social en déposant la motion M-450 et en pilotant la campagne « Un Toit, Un Droit »;
  • Mené une vaste consultation pancanadienne sur la situation du logement pour aller à la rencontre des organismes, des citoyens et élus locaux.

Le plan du NPD :

  • Adopter la « Loi sur le logement abordable »;
  • Créer des incitatifs à la construction de 10 000 logements locatifs et abordables;
  • Renouveler le financement des accords d’exploitation des coop d’habitations et investir plus de 2G$ d’ici 2020;
  • Inclure le droit au logement dans la Déclaration canadienne des droits.

 
* Les candidats des quatre principaux partis (NPD, BLOC, PLC et PCC) sont invités à participer. Au moment de publier, le Parti conservateur du Canada n’a pas de candidat pour la circonscription d’Hochelaga.

A propos jfpoulin

Un commentaire

  1. Bonjour,
    Je suis un indécis vivant avec ma famille d’une situation précaire. Ma préoccupation au moment de rédiger ce commentaire se porte sur le logement abordable surtout pour les familles montréalaises de 3 enfants. Car en juin 2016 je dois me trouver un logement. N’ayant pas d’emploi ma conjointe et moi, nous nous envisageons de quitter le Canada. Je suis diplômé en informatique dans des institutions canadiennes et j’étudie en gestion informatique au College de Rosemont. Malgré toutes ces compétences, il est difficile de d’obtenir un emploi.

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